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Un bond au classement (Jour 8 / Dakar 2022)

Spéciale 7: Riyadh > Al Dawadimi / Liaison > 701 km – Spéciale > 402 km

Hier, toute la caravane a pu profiter d’une journée de repos attendue et bienvenue. Certains ont pu dormir dans un hôtel, profiter d’un petit déjeuner copieux, prendre le temps de réparer l’organisme et le cerveau qui en avaient bien besoin. Du côté des équipes, bien que les mécaniciens ont pu se fixer sur Riyadh durant 3 jours et s’éviter d’interminables liaisons, la journée n’en fut pas moins chargée pour travailler sur les véhicules, de 2 ou 4 roues, et leur redonner une seconde jeunesse. De quoi vous proposez une sélection photos et rendre hommage à ces femmes et ces hommes de l’ombre qui oeuvrent au quotidien pour soutenir leurs équipages:

Voici le Can-Am #464 avec le trirant de suspension « légèrement » tordu lors de la Spéciale 6 (et le bons samaritains qui les attendent)
On travaille toujours dans la bonne humeur chez Ydéo Compétition

David Castera avait prévenu, les étapes 7 et 8 seront de gros morceaux. Plus de 400 kilomètres de spéciale attendaient les concurrents aujourd’hui et l’addition sera aussi salée demain. L’équipage #464 repartait en 34ème position, juste derrière leurs coéquipiers et frère du #463, Benoit Fretin et Cédric Duplé.

 » On se méfie désormais, quand David Castera annonce que ce sera costaud, on peut être sûr que ce sera pire ! Etape très difficile, stressante au niveau pilotage et navigation à cause de la poussière stagnante soulevée par la caravane, comme un épais brouillard. En fin d’étape avec le soleil couchant de face c’était infernal mais nous sommes là et plutôt très satisfaits. Suite à notre mauvais classement de l’étape 6, nous partions assez loin et nous avions décidé de faire l’effort dans la première partie sablonneuse pour doubler un maximum de concurrent. Ca a plutôt bien fonctionné jusqu’à ce que l’on revienne sur Patrice et Jérôme, arrêtés. Un air de déjà vu puisque c’est le tirant arrière qui a cédé mais je rage car nous avions convenu d’embarquer cette pièce en secours et nous avons oublié ce matin. Ils sont obligés d’attendre le camion et c’est 40min, réparation comprise, qui s’envolent. Plus tard, nous frôlons la catastrophe en arrivant sur les lieux d’un accident. Deux SSV se sont percutés de face et les gens nous font signes de nous écarter mais un second SSV qui jardinait pour trouver le Waypoint que nous venions de valider, déboule pleine balle face à nous avec la crête qui nous bloque la visibilité. Bruno évite le frontal au tout dernier moment, quelle frayeur !

Après le refueling, c’est un jeu de cache cache qui s’opère pour trouver un semblant de visibilité:

 » En fin de journée, nous avons eu quelques hésitations pour « claquer » des waypoints mais nous n’avons jamais perdu trop de temps. On a surtout pris quelques risques pour doubler sur les grands plateaux et se retrouver devant les autres afin d’y voir plus clair. En toute fin d’étape, on se pose malheureusement sur la crête d’une dune par manque de vitesse et nous perdons 15min, le temps de repartir en utilisant seulement le rateau. Patrice et Jérôme ont eu plus de problèmes avec des coupures moteur et une coupure brutale à 30km de l’arrivée. Ils arrivent juste au bivouac et perdent gros au classement. Il nous restait encore 1h de nuit pour venir à bout de ce 7ème chrono et toujours autant compliqué. J’ai pris plus d’avance dans mon annonce pour permettre à Bruno d’anticiper lui aussi et il s’en est super bien tiré. Avec ce 19ème temps scratch, nous aurons une super position de départ demain et nous serons dans le bon wagon. Nous soummes vraiment vidés et épuisés ce soir ! »

Valentin et Bruno peuvent se coucher avec la satisfaction du devoir accompli et les 8 places de gagnées au classement général ! Actuellement 28ème, ils n’ont pas dit leur dernier mot.

Spéciale 8: Al Dawadimi > Wadi Ad Dawasir / Liaison > 830 km – Spéciale > 395 km

Les détails ICI

Sources:

Photos: Valentin Sarreaud

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C’est en feuilletant un vieux magazine de l’année 1994, que mon attrait pour le rallye a commencé. Il aura pourtant fallu attendre le Monte Carlo 2000 pour que j’aperçoive en vrai ces autos et ces pilotes qui me faisaient tant rêver. Depuis, cette discipline hors normes à guider ma vie, sous différentes formes, et j’ai désormais la chance d’y travailler au quotidien comme coordinateur sportif et copilote.

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