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Remonter étape par étape (Jour 6 & 7 / Dakar 2023)

Etape 6 (Vendredi 06/01/2023)

Tout comme l’organisation, il a fallu jongler avec les imprévues pour les réusmés quotidiens. Alors voici un condensé des journées 6 (vendredi 06/01) et 7 (samedi 07/01) disputée dans une presque improvisation. En effet, les violents orages ne cessent de redessiner le parcours et obliger l’organisation à revoir ses plans presque quotidiennement. Hier, partis de Ha’il, les concurrents ne dormiront pas à Al Dawadimi mais redescendront sur Riyadh. Moins de kilomètres de spéciale mais plus de liaison:

 » Nous partions loin, très loin ce matin, 104ème pour être précis. Cela me rappelle un peu les dernières années disputées en SSV où nous avions toujours des choses à raconter à chaque étape et où il fallait remonter au maximum le lendemain. J’apprécie d’autant plus cette année lorsqu’on part tout devant. Une journée mal classé et c’est en fait au minimum 2 jours de galère en perspective, au mieux. Il a fallu doubler un paquet de camions, de SSV, de retardataires et forcément le terrain était déjà bien ravagé. Dans notre malheur, il y avait très peu de poussière et tout le monde nous laissait facilement doubler. L’objectif aujourd’hui c’était le Top 30 alors on est parti bien plus à l’attaque que les jours précédents. Nous avions à affronter les premières grandes dunes et avec nos 2 roues motrices et un sable meuble, nous en avons un peu bavé. Un tout petit moment d’égarement mais j’ai rapidement compris qu’on était pas sur le bon cap et on a vite rectifié. »

« J’en profites pour féliciter Mathieu Baumel et Nasser Al-Attiyah qui gagne la spéciale en étant partis premier et donc sans traces devant, chapeau. On a encore énormément de kilomètres de liaison puisque nous devons rejoindre Riyadh au lieu de Al Dawadimi et le départ est prévu pour 5h50 du bivouac. »

En signant un 22ème temps, le duo de l’Optimus #218 remonte à la 19ème place au général, ce qui est une jolie perf en partant si loin. L’étape n°7 devrait donc être un peu plus calme. Alors bonne nuit Valentin et Christian !

Etape 7 (Samedi 07/01/2023)

Bien chamboulée, cette septième étape était en fait une spéciale marathon surprise. Partis de Riyadh, les équipages avaient une longue liaison pour rejoindre Al Dawadimi comme initialemen prévu et cette fois pas de motards, l’étape étant annulée pour eux à cause des conditions météo. Ce sont donc les autos qui se retrouvent dans leurs habituelles positions pour ouvrir la route et attendre au départ dans la fraicheur du matin, à peine le jour levé. Le tracé est vierge de toutes traces: ni moto, ni ouvreurs puisque leur dernier passage remonte à 4 jorus et qu’il a plu entre temps.

 » Se fut une journée moyenne, pas catastrophique mais pas à notre niveau habituel. On est parti dans un faux rythme, trop sécuritaire et on a eu du mal à en sortir. Il y avait beaucoup de relance dans du serré et un sable bien remué. On avait l’impression de faire du sur-place, ne pas être efficace. On a subit on peut le dire. On est tombé sur l’accident de Van Loon et cela n’a pas arrangé l’affaire. Le pilote de l’hélicoptère nous a fait signe de nous arrêter, ils avaient placé de la rubalise pour délimiter un périmètre de sécurité pendant qu’ils hélitreuillaient le pilote. Son copilote, Seb Delaunay que je connais un peu, était lui assis à côté, alors forcément ça remue. A 20km de l’arrivée, au km308, on jardine un tout petit peu, on s’écarte du bon cap mais rapidement on allume la flèche du waypoint, un peu chanceux. On réalise le 24ème temps alors que nos coéquipiers Pierre Lachaume et François Beguin un magnifique 8ème chrono ce qui prouve que notre buggy était capable de mieux. Sur ces longs plateaux où on fleurte avec les 170km/h, nous ne prenions pas de risques et on ralentissait avant chaque cassis ou bosse sans visibilité. Imaginer alors le temps perdu sur des dizaines de kilomètres et avec des centaines de passages comme cela.« 

Valentin et Christian assurent l’essentiel mais leur journée est loin d’être terminée:

 » Comme prévu, un parc d’assistance volant était organisé après l’arrivée de la spéciale, l’équipe avait à peine 2h de mécanique autorisée avant que nous reprenions la route, seuls, vers Al Dawadimi. Sur place, alors que tout le bivouac était installé et prêt à accueillir tout le monde depuis vendredi, tout est vide, il n’y a que les concurrents. Nous avons posé la voiture en parc fermé et avons investi les tentes ou dans des barnums prévus à la base pour les officiels . Ce soir nous sommes une dizaine à dormir en mode roots, sur la moquette avec nos duvets. C’est un peu surréaliste. Un tout petit avant goût de l’aventure que pouvait vivre les pionniers au tout début. A l’entrée du bivouac, un saoudien nous a gentillement proposé à Christian et à moi ses deux dernières parts de pizza au fromage. J’avais l’impression d’avoir mangé le meilleur truc de ma vie ! »

Il reste une dernière épate avant le graal, la journée de repos tant attendue.

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Sources:

Photos: Martin Macík / MM Photography

hiringa25 Tout afficher

C’est en feuilletant un vieux magazine de l’année 1994, que mon attrait pour le rallye a commencé. Il aura pourtant fallu attendre le Monte Carlo 2000 pour que j’aperçoive en vrai ces autos et ces pilotes qui me faisaient tant rêver. Depuis, cette discipline hors normes à guider ma vie, sous différentes formes, et j’ai désormais la chance d’y travailler au quotidien comme coordinateur sportif et copilote.

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